Bitcoin: une monnaie virtuelle qui s’affranchit des banques

Bitcoin: une monnaie virtuelle qui s'affranchit des banques

Circulant sur le marché monétaire depuis quelques années déjà, le Bitcoin fait beaucoup de bruit actuellement. Gagnant de plus en plus de notoriété mondiale, il suscite beaucoup d’inquiétude surtout auprès des autorités bancaires. Parmi les principaux dangers pointés du doigt, le manque de fiabilité.

Le Bitcoin, de quoi s’agit-il vraiment ?

Lancé en 2009 par Satoshi Nakamoto, Bitcoin est une monnaie 100 % virtuelle. Avec cette devise numérique, ce programmeur informatique anonyme a voulu créer une monnaie électronique, laquelle ne passe pas aux contrôles des trésors nationaux et des banques centrales. En d’autres termes, Bitcoin est un argent liquide sur internet qui ne nécessite ni lien avec les banques centrales ni intermédiaires entre les échanges. Pas de prélèvement, pas de taxes.

Une devise numérique qui suscite des inquiétudes

Bitcoin4Le succès du Bitcoin suscite beaucoup d’inquiétude auprès des autorités bancaires. Très récemment, le 5 décembre dernier, la banque centrale chinoise a annoncé l’interdiction de toute transaction utilisant cette monnaie électrique. La raison ? Pour prévenir tous les risques liés à l’utilisation de cette monnaie virtuelle. Par ailleurs, la banque populaire de Chine veut à tout prix préserver le statut du Yuan et la stabilité financière chinoise.
Cette mise en garde contre l’utilisation de Bitcoin s’adresse aux banques et aux institutions financières. Bien sûr, les particuliers peuvent continuer leurs transactions sur Bitcoin mais à leurs propres risques et périls. Après cette interdiction, le cours de cette monnaie virtuelle a chuté de plus de 65 %.

La banque de France semble également bien décidée à contrôler les Bitcoins. Selon elle, cette monnaie électronique ne répond pas à la définition d’un moyen de paiement au sens du Code monétaire et financier. De même, non régulé, le Bitcoin n’offre aucune garantie de sécurité et de remboursement (les banques en faillite non plus).

Après les autorités bancaires chinoises et françaises, c’est au tour des autorités bancaires européennes de mettre en garde contre l’utilisation du Bitcoin. Selon eux, ce système est dangereux pour les utilisateurs du fait que les portes-monnaies numériques ne sont pas protégées des piratages informatiques et n’offre aucune garantie de stabilité.

Le gouvernement américain, le plus grand détenteur de portefeuille de Bitcoins

Si certaines autorités semblent s’inquiéter du succès du Bitcoin, au contraire d’autres semblent en profiter. C’est le cas notamment pour le gouvernement américain. En effet, le FBI figure parmi les plus grandes fortunes du Bitcoin. Il dispose de deux portefeuilles de BTC. L’un de 144 000 unités, ce qui fait environ 65 000 millions d’euros et l’autre de 30 000 soit environ 15 millions d’euros.
Ce trésor provient des résultats du raid du FBI sur un très célèbre site : Silk Road. Permettant la transaction de tous types de services de façon anonyme, ce site est devenu la référence de toute transaction illégale. Son créateur, Ross William Ulbricht (connu sous le pseudo de Dread Pirate Roberts) est donc accusé d’organisation de piratage informatique, de trafic de drogue ainsi que de blanchiment d’argent. Ce dernier possédait à son actif quelques milliers de Bitcoins qui, après son arrestation, ont été saisies par le FBI.

Mais, le plus riche en Bitcoin est certainement son fondateur. Depuis le lancement de cette monnaie virtuelle jusqu’à aujourd’hui, évidemment, sa petite fortune n’a pas cessé de s’augmenter !

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